Christ gisant
Maître du milieu du XVème siècle
45 000 €
Dimensions : 111 cm
Categorie : art sacre
Ce Fort-relief en chêne de Christ gisant provient d’une scène de mise au tombeau. Il appartenait à l’origine à un ensemble monumental sculpté que l’on nomme une Mise au tombeau. Cette représentation iconographique a connu une grande popularité au XVe et XVIe siècles au point qu’elle est considérée comme la « dernière grande explosion de la sculpture religieuse gothique dans l’art sacré chrétien d’Europe occidentale ». Cette iconographie se fonde sur le récit de la Passion et de la mort du Christ extrait des quatre évangiles : Jean (19, 38-42) ; Luc (23, 50-55), Marc (15, 43.49) et Mathieu (27, 55-61) ainsi que dans les textes apocryphes. La figure du Christ centrale y est entourée de sept personnages : Jean d’Arimathie et Nicomède se tiennent traditionnellement aux extrémités du corps du Christ, formant avec lui le plan principal horizontal de la composition. À l’arrière, le second plan se compose de l’alignement vertical des trois Marie et du groupe au fort impact émotionnel que constituent la Vierge et Saint Jean. Sous sa forme sculptée monumentale, la Mise au tombeau trouve, en échos au courant de la Dévotion moderne, sa source dans les Pays-Bas au début du XVe siècle. Elle se répand massivement dans l’Est, le Sud et l’Ouest de la France, principalement sur un axe reliant les Pays-Bas à la Bourgogne, en passant par la Lorraine et en déviant en Rhénanie. Ici notre Christ présente le canon traditionnel original diffusé au XVe siècle. Son corps, seulement vêtu du périzonium, offre une rigidité cadavérique qui entraine le parallélisme de ses jambes et la flexion de ses pieds. Sa tête très faiblement inclinée est ceinte de la couronne d’épine pour mettre en valeur les souffrances de sa Passion. Son visage apaisé et légèrement idéalisé est doté d’une belle et courte barbe en pointe. Ses bras sont repliés et croisés sur la poitrine : ce geste traduit le moment de l’ensevelissement proprement dit.
